Au nord du 50ème parallèle, au beau milieu d’une immensité de sapins qui résistent aux hivers qui n’en finissent plus: Ekuanitshit, communauté innue de 600 âmes.
En plein solstice d’été, à travers des journées où la nuit se confondait avec le jour, mon regard tendre et curieux s’est posé sur la jeunesse innue de ce village situé au bout de la route 138. En s’attardant à ces jeunes qui grandissent au milieu d’un terrain de jeu sauvage aussi vaste que grandiose et qui se retrouvent confrontés à de nombreux problèmes sociaux et identitaires propres à la plupart des communautés autochtones, on constate que le territoire devient ici la métaphore de leurs errances.
Ces jeunes qui conservent une certaine part de l’innocence de l’enfance, malgré des cicatrices profondes, ont déjà un pied dans les difficultés inhérentes à la vie des Autochtones dans un pays post-colonial et inégal qui tarde encore à se reconnaître comme tel.
Entre l’immensité du paysage et le carcan dans lequel repose cette jeunesse innue, Solstice s’intéresse à la quête identitaire de ces jeunes en pleine mutation qui se retrouvent tiraillés entre modernité et traditions, le territoire sauvage planté en plein coeur.
En collaboration avec le Wapikoni Mobile.